Diocèse de Manga : Mgr Gabriel SAYAOGO ouvre la paroisse de Gogo.

Hisilicon Balong
Une vue de l’assemblée.
Hisilicon Balong
Catéchiste Joseph BOUDA,  son fils Dieudonné à gauche.
Hisilicon Balong
Le curé confessant les pénitents
Hisilicon Balong
Le curé Jean-Baptiste professant le credo.
Hisilicon Balong
Mgr Gabriel président de la célébration.

 

L’eucharistie du sixième dimanche du temps pascal a consacré l’ouverture officielle de la nouvelle paroisse de Gogo, dans le diocèse de Manga. Située à 20 km environ de Manga, la nouvelle paroisse dédiée à saint Joseph artisan, a célébré au cours d’une messe unique ce dimanche 1er mai, trois grands événements : l’inauguration de la paroisse, l’installation du premier curé et la fête patronale paroissiale.

La maisonnette en paillote de 1960 a cédé sa place à une grande une bâtisse. Ainsi la vie de l’église dans sa croissance silencieuse mais certaine. Le bon accueil fait au catéchiste Joseph, pionnier de la mission dans la succursale de Gogo, a semé une graine qui a poussé en donnant un arbre géant. La multitude est venue de tous les environs et a chanté en cœur la joie de l’érection de cette nouvelle paroisse qui fait de  Mgr Gabriel SAYAOGO ordinaire du lieu un évêque heureux : « Je voudrais d’abord rendre grâce au Seigneur, pour le don magnifique qu’il vient de faire au diocèse de Manga en portant à sept (7),  le nombre des paroisses ». En ouvrant cette paroisse aujourd’hui poursuit-il, je reste frappé par l’affluence des fils de Gogo, qu’ils soient résidents sur le territoire ou qu’ils vivent ailleurs. Ils ont répondu à l’appel de leur curé et sont accourus pour rendre grâce au Seigneur. Je nourris cette espérance que ce que nous vivons aujourd’hui n’est qu’un prélude à ce que Gogo puisse vraiment se prendre en charge et que l’Eglise de Dieu puisse croître ici à Gogo et dans le diocèse de Manga ».

La joie du Père de famille est partagée par la foule immense des paroissiens et de leur curé monsieur l’abbé Jean-Baptiste OUIYA qui se montre confiant quant à l’engament des fidèles en faveur d’une paroisse dynamique. «  Depuis le mois de septembre 2015 où je suis avec vous dit-il, vous n’avez cessé de montrer votre zèle pour la mission et votre disponibilité à rendre effective une vie communautaire paroissiale ». Cette vie paroissiale se réalisera à Gogo lorsque les chrétiens dont le nombre ne cesse d’augmenter comprendront leur devoir d’écoute quotidienne de la  parole de Dieu. « La joie du croyant confie Mgr Gabriel dans son homélie, lui est procurée par sa relation d’intimité avec son Seigneur ». Appelant les paroissiens de Gogo à l’imitation donc des premiers chrétiens qui étaient assidus à la lecture de la Parole de Dieu,  l’évêque sensible à la réalité de la grande proportion de la jeunesse, ne s’occupe pas que du spirituel pour ses fils : « Ma préoccupation à l’égard des jeunes de la paroisse de Gogo explique-t-il, est la même pour tous les jeunes du diocèse. Le petit nombre de pasteurs poursuit-il, fait que l’encadrement des jeunes est difficile, et nous n’arrivons pas à leur donner le lait de l’église, cet aliment solide selon l’apôtre Paul aux éphésiens, que nous aurions pu leur donner. Alors les jeunes se retrouvent en proie à toute sorte d’espérance, de promesse, et d’aventures. Je nourris le vœu que le nouveau curé saura avec les agents pastoraux qui sont une aide pour lui, pouvoir les encadrer, leur indiquer le chemin juste, et faire en sorte qu’ils puissent trouver leur place et jouer leur rôle dans cette église qui est la leur ».

En messager d’un salut qui prenne en compte l’être entier de l’homme, Mgr Gabriel qui érige une paroisse dans une commune abritant bientôt un site aurifère, (la mine d’or de Kiaka) prêchera en faveur d’un développement holistique : « L’évêque est citoyen comme les autres et se réjouit lorsqu’un projet de développement s’installe sur une partie quelconque de son territoire. Mais nous savons que beaucoup de projets de développement aujourd’hui ne sont pas sans difficulté pour nos populations. Beaucoup en effet ne prennent pas en compte les réalités écologiques, économiques, culturelles et même cultuelles de nos populations. Mon vœu est que ceux qui viennent exploiter cette mine d’or puissent d’abord  reconnaître que ce sont des êtres humains qui y vivent, qu’ils prennent toutes les précautions pour ne pas nuire à la santé de ces populations, et apportent également leur pierre dans la construction matérielle de diocèse ».

Abbé Joseph KINDA

Leave a Reply

Your email address will not be published.