Formation des nonces : l’expérience missionnaire, pour sa conversion Réflexion de Mgr Marino sur la lettre du pape François

Formation des nonces : l’expérience missionnaire, pour sa conversion  Réflexion de Mgr Marino sur la lettre du pape François

« L’expérience missionnaire… peut être considérée comme une sorte d’exercice spirituel pour notre conversion, pour pouvoir accomplir notre service dans et pour l’Église », affirme le président de l’Académie pontificale ecclésiastique, Mgr Joseph Marino.

Il a commenté la lettre, datée du 11 février 2020, que lui a adressé le pape François, dans une interview à Vatican News en italien du 17 février. Le pape a en effet décidé « d’enrichir le cursus de la formation » de l’École des nonces, futurs ambassadeurs du Saint-Siège, par « une année entièrement dédiée au service missionnaire dans les Églises particulières présentes dans le monde », dès septembre 2020.

Le président de l’Académie pontificale ecclésiastique s’est réjoui de cette décision prise par le pape François : « Une chose est sûre, en faisant cette expérience missionnaire dans les différents pays, nous pourrons témoigner en première ligne du travail joyeux et dévoué du missionnaire, en apportant l’Évangile sous toutes ses facettes. Et je pense que cela nous donnera encore plus d’enthousiasme dans notre travail de diplomates pour le Saint-Siège. »

Mgr Marino a rappelé que, « depuis son élection », le pape François « rêve d’une Église missionnaire, d’une Église en sortie » : « Je pense, a-t-il ajouté, que nous devons revenir à la lecture d’Evangelii Gaudium parce que ce document contient la vision du pape François pour l’Église. »

Cette « vision », a poursuivi Mgr Marino, a « un effet transformateur sur nous tous », car « elle nous demande une véritable conversion », elle nous pousse « à sortir de nous-mêmes », « de nos intérêts personnels et à embrasser ces Églises, ces pays, qui ont le plus besoin de la présence paternelle du Saint-Père ».

En se souvenant de ses études à l’Académie, le président a souligné « qu’avant d’être diplomates, nous étions prêtres, et que les personnes auprès desquelles nous sommes envoyés, y compris nos collègues diplomates, nous regardaient et nous examinaient d’abord comme des prêtres, avant de nous considérer comme des diplomates »

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