Pour la Cause du Burkina je ne me tairai pas L’appel du Cardinal Philippe a l’Organisation « Religion Pour la Paix »

Au 17e étage de l’hôtel Millenium des Nations Unies dans l’Est new-yorkais, le Cardinal N. Philippe Ouédraogo en émissaire de l’épiscopat catholique africain a pris part à une rencontre au thème bien plus que d’actualité. Comment les religions peuvent-elles être des socles pour la paix dans le monde est la question qui a intéressé plus de deux cents participants venus du monde entier à la 12e Assemblée mondiale de l’Organisation “Religions Pour la Paix”, tenue du 11 au 13 December 2019.

 

   

« Religion Pour la Paix » est une organisation à la fois mondiale et continentale dont Nairobi abrite le siège africain. Le Cardinal John Olorunfemi Onaiyekan d’Abuja, admis à la retraite le 19 novembre dernier, en était le représentant de la religion catholique en Afrique. Après avoir recueilli l’unanimité de ses pairs Africains, il a passé le témoin au Cardinal Philippe Ouédraogo, qui prenant le train en marche, relève que « Religion Pour la Paix » constitue une instance de grande importance et de grande portée pour le monde entier, en ce qu’elle questionne sur la possibilité qu’ont les religions de contribuer à la paix mondiale ».  Selon lui, une telle problématique résonne comme une évidence pour notre sous-région ouest africaine. La diversité des thèmes pris en compte par cette Assemblée Générale, dont la l’insécurité, la problématique du Genre, celle de l’environnement, indique l’approche holistique que l’organisation déjà cinquantenaire emploie pour véritablement impacter dans le désir naturel des humains à vivre dans la paix.  « La nécessaire coopération au niveau des pays, entre les institutions religieuses elles-mêmes d’abord et ensuite entre les religions et les institutions étatiques, est un impératif incontournable pour qu’advienne la paix véritable et durable dans tous les pays et dans le monde entier » pense le Cardinal Philippe.

Cette Assemblée qui s’est tenue en trois jour dont le dernier a regroupé les co présidents répondant des structures continentales, a réussi lors des séances de travaux soutenus et à la parole libérée, à faire le tour des activités menées depuis la dernière assemblée vécue il y a trois ans en Allemagne. Pour le Cardinal Philippe Ouédraogo, « il y a des raisons de se réjouir de l’initiative de ce regroupement des religions du monde entier dont l’objectif n’est autre que de promouvoir les conditions ou les peuples dans leur diversité identitaire de foi et de culture peuvent vivre dans l’harmonie et la liberté, loin de toute discrimination et de toute persécution ». La prière œcuménique qui a conclu l’Assemblée Générale en a dit long de la possibilité que les religions ont de réaliser cet objectif de la paix pour le monde, dans le respect des différences. Environ une dizaine de confessions religieuses en effet confie le Cardinal Philippe, a exprimé une prière d’action de grâce et d’intercession en faveur de la paix. Le Cardinal qui salue l’initiative de « Religion Pour la Paix » se convainc qu’elle est une structure dont tous doivent œuvrer à élargir la visibilité, afin de faciliter son encrage véritable dans le vécu des Africains en général et pour notre sous-région africaine aux prises avec ce trublion terrorisme dévastateur. « L’opportunité était favorable pour moi déclare le Cardinal Philippe de lancer un cri de cœur par rapport à notre situation au Burkina. J’ai interpellé l’organisation « Religion for Peace » qui a bien prêté une oreille attentive à cet appel en faveur de notre pays. A la décision des responsables, la rencontre du dernier jour a fait la part belle à notre cause en explorant toutes les solutions possibles pour accompagner notre pays dans cette tragédie ». Pour le Cardinal Philippe Ouédraogo, l’examen rétrospectif des acquis de cette Organisation, n’en déplaise à ce malheureux contexte qui est le nôtre, atteste que les religions peuvent apporter à la paix et que « Religion Pour la Paix » et un don du Seigneur à l’humanité. Il en appelle donc à tout le continent d’être réceptif à la dynamique de « Religions Pour la Paix » qui ambitionne d’essaimer ses installations dans chaque pays où il pourrait donner un coup de pouce au travail des structures de dialogue inter religieux déjà existantes.

Ab. Jokinda.

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