profession de petite soeur Denise MULIWAVYO

Mardi, 1er Décembre 2009
mardi 4 janvier 2011
par  Ab Joseph KINDA
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- Petite sœur Danida, Régionale,
- Chères petites sœurs de Jésus,
- Chère petite sœur Denise Muliwavyo de Jésus
- Chers Frères et Sœurs,

En ce jour béni où nous célébrons l’entrée au ciel du Bienheureux Charles de Foucauld, les Petites Sœurs de Jésus et l’Eglise-Famille diocésaine de Ouagadougou rendent grâce au Seigneur. A l’instar de la Vierge Marie, exultons de joie et magnifions notre Seigneur et Bien-Aimé Jésus, le Maître de la moisson, pour le don de la profession religieuse de Petite Sœur Denise Muliwavyo de Jésus que nous accueillons avec joie et gratitude.

- Petite Sœur Denise, félicitations. A la suite de Petite Sœur Madeleine Hutinv et tes sœurs aînées, toi aussi, tu es habitée par cet amour qui brûle comme le feu… C’est cela qui t’a conduit jusqu’à la profession religieuse de ce jour ; si tu restes docile et fidèle, cet amour te conduira jusqu’aux confins du monde pour partager avec les plus pauvres, l’infinie tendresse de Dieu.

- Quant à vous, Petites Sœurs des Fraternités du Burkina-Niger, félicitations, confiance et abandon total au Maître de la Moisson. La cérémonie de profession de ce jour constitue un don de Dieu, un signe de fécondité de votre présence missionnaire au milieu du Peuple de Dieu.

Comme le suggèrent vos constitutions, vous devez « avoir une foi invincible en la toute-puissance de Jésus, Maître de l’impossible ». C’est sur cette parole d’espérance et de confiance qu’il vous faut, sans cesse, regarder vers l’avenir. Le Seigneur est toujours présent. Tenez bon ! « Confiance en l’avenir ». En mon sens, c’est un des aspects forts de la présente célébration.

Frères et sœurs, Nous savons que la vie consacrée est d’une importance capitale pour l’Eglise et le monde… en effet, l’état de ceux qui professent les conseils évangéliques, nous enseigne le Concile Vatican II, appartient à la vie et à la sainteté de l’Eglise ». (L.G. 44). Nombreux et riches sont les éléments qui mériteraient d’être mis en lumière aujourd’hui. Avec vous, nous nous arrêtons volontiers sur deux dimensions fondamentales de la vie religieuse : Toute vie religieuse est consacrée Mais, c’est une consécration en vue de la mission.

I- LA CONSECRATION RELIGIEUSE

A l’origine de toute vocation religieuse, il y a un appel de Dieu. Tout est grâce. Tout est don de Dieu ; et rien n’explique cela, sinon l’amour que Dieu porte à la personne qu’il appelle, de façon gratuite, personnelle, unique… « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, mais c’est moi qui vous ai choisis » (Jn 15,16). La consécration religieuse s’enracine dans le baptême qui est la première consécration fondamentale. Dans le baptême, Dieu purifie et sanctifie la personne du baptisé au point qu’elle ne s’appartient plus ; elle devient « propriété » du Christ. (1 Co 6, 19 ; V.C. 28). Quant à la consécration religieuse, elle n’est pas une simple conséquence de la consécration baptismale ; car le baptême ne destine pas inévitablement aux ordres ou aux vœux de religion (VC, 14), à la profession des conseils évangéliques. Ainsi le baptisé qui s’engage dans le sacrement du mariage est parfaitement fidèle à la consécration baptismale. C’est pourquoi, la consécration religieuse est une nouvelle consécration, comme l’affirme le Concile dans le décret « Perfectae caritatis n°5 » : « A un titre nouveau et particulier, le religieux ou la religieuse est entièrement livré à Dieu ; la religieuse devient propriété exclusive de Dieu ». C’est cela qui est concrètement exprimé par la profession des conseils évangéliques de chasteté, pauvreté, obéissance.

La Chasteté : le canon 599 précise que le conseil évangélique de chasteté comporte l’obligation de la continence parfaite dans le célibat. Dans un monde « moderne », laxiste, à la culture hédoniste ou dans une Afrique culturellement caractérisée par l’amour de la vie et la procréation, le vœu de chasteté revêt une signification particulière : il annonce la radicalité et la primauté du Royaume par rapport aux réalités de ce monde qui passe. La chasteté est un don de Dieu, une grâce à demander sans cesse, instamment… Pour tous les consacrés (religieux, religieuses, prêtres), dans le Christ et par l’Esprit, « il est possible d’aimer Dieu de tout son cœur, en le plaçant au-dessus de tout autre amour, et en y restant fidèles jusqu’à la mort. (VC 88). ».

La Pauvreté : par ce vœu la religieuse place en Dieu tout son trésor, tout son bonheur… se faire pauvre à l’imitation du Christ, comporte une vie pauvre en fait et en esprit, laborieuse et sobre, étrangère aux richesses de la terre, à l’âpreté au gain. Faire vœu de pauvreté dans une Afrique déjà pauvre peut constituer un véritable défi. La pauvreté évangélique qui se vit sous différentes formes, selon les constitutions des Instituts ; v.g. Frère Charles de Foucauld et Sr Madeleine. Mais au-delà de toutes les particularités, la pauvreté évangélique consiste à rendre témoignage à Dieu, qui est la véritable richesse du cœur humain. L’homme ou la femme consacrée doit donc se vider de lui-même pour être rempli de Dieu, pour ne vivre que pour Dieu et pour ses frères et sœurs.

L’obéissance : à la suite du Christ obéissant jusqu’à la mort, les religieuses font complètement l’offrande de leur volonté et de leur liberté à celui par lequel elles ont laissé prendre leur vie. »Il m’a pris par la main et aveuglément je l’ai suivi. Imiter Jésus dans l’obéissance, c’est faire la volonté de Dieu. Ce vœu oblige la religieuse à soumettre sa volonté aux supérieures légitimes lorsqu’elles commandent suivant les constitutions de l’Institut.

Le Concile retient que par les trois vœux, chasteté, pauvreté, obéissance, la religieuse est « entièrement livrée à Dieu », elle « appartient totalement à Dieu », doit « demeurer propriété exclusive de Dieu ». Elle « aime Dieu plus que tout » et se rend disponible pour le service du Royaume à un titre nouveau et particulier (L.G. 44).

II- CONSACEE POUR LA MISSION (la mission de la vie consacrée)

A l’image de Jésus que le « Père consacré et envoyé dans le monde » (Jn 10, 36), les religieuses sont, elles aussi « appelées, consacrées et envoyées » par Jésus dans le monde pour imiter son exemple et poursuivre sa mission : « Aller de toutes les nations, faites des disciples » (Mc 15,16). Pour tout institut religieux, « la mission avant de se caractériser par les œuvres extérieures, consiste à rendre présent au monde le Christ lui-même par le témoignage personnel ». (Vita consecrata n°72). Quel défi ! Et cela constitue le but premier de la vie consacrée. Dans cette perspective, nous comprenons pourquoi les évêques africains, réunis en synode autour du saint Père (1994), n’ont pas manqué d’interpeller tous les consacrés, en expliquant les attentes profondes de l’Eglise d’Afrique. « Dans une Eglise-Famille de Dieu, la vie consacrée a un rôle particulier, non seulement pour indiquer à tous, l’appel à la sainteté, mais aussi pour témoigner de la vie fraternelle dans la communauté. Par conséquent, les consacrés sont invités à répondre à la vocation à laquelle ils sont appelés dans un esprit de communion et de collaboration avec les évêques respectifs, le clergé et les laïcs ». (Ecclesia in Africa n°94).

L’appel à la sainteté est la vocation spécifique à tout baptisé. Et le témoignage de vie de sainteté des Petites Sœurs peut constituer un réel stimulant pour les communautés chrétiennes dans lesquelles elles vivent et témoignent. C’est dire la nécessité pour la religieuse de tout mettre en œuvre pour :

Se configurer au Christ, lui ressembler le plus possible. Dans l’Evangile de cette Eucharistie (Jn 15, 1-9), l’image de la vigne et des sarments évoque le courant de vie qui passe de Jésus à ses disciples et produit chez eux le fruit que Dieu attend du monde. Cela suppose une union intime au Christ, la contemplation de son visage dans la prière quotidienne, la méditation de la parole, la fréquentation fervente des sacrements en particulier l’Eucharistie et la Réconciliation. La religieuse, comme tout apôtre, est missionnaire parce qu’elle est avant de l’être par ce qu’elle dit ou fait (cf. R.M. 90). Enfin, par rapport à la seconde interpellation, disons que la vie fraternelle en communauté
- Constitue un stimulant pour l’éclosion de nombreuses vocations, ainsi que pour la persévérance dans la vocation et la fidélité aux vœux.
- Plus la vie de communauté est fraternelle, plus la vie religieuse sera épanouie et apostoliquement féconde.

Chère petite sœur Denise Muliwavyo, Ce jour est unique pour ta vie. C’est pourquoi nous sommes là pour t’entourer de notre présence fraternelle. Nous t’assurons de notre affection et de nos encouragements et surtout de notre prière fervente. Daigne le Maître de la Moisson, achever en toi ce qu’il a lui-même commencé !!!

Chers frères et sœurs, en ce jour où nous célébrons l’entrée au ciel du Bienheureux Charles de Foucauld, demandons-lui d’intercéder auprès du bien-aimé et Seigneur Jésus pour
- Petite sœur Denise
- et la congrégation des Petites sœurs de Jésus.

Que par la prière de Charles de Foucauld et de Petite sœur Madeleine, la Vierge Marie, Mère des miséricordes :
- ouvre nos intelligences aux mystères divins
- et dilate nos cœurs à la mesure de la tendresse de Dieu pour les hommes.

Amen !


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Finale karaoké 2010 des enfants

mardi 7 septembre 2010

La radio Ave Maria à Ouagadougou va avoir la finale du karaoké qu’elle a organisé pour les enfants ces vacances-ci. La dite finale aura lieu à Reem-Doogo sis à Gounghin, le dimanche 12 septembre à 15 heures. A cette occasion plusieurs artistes ont été invités. Rappelons que la marraine de l’événement est Toussy, la coqueluche de la musique moderne religieuse catholique dans notre Eglise Famille.