Pâques 2012

homélie de la veillée pascale du père évêque
lundi 9 avril 2012
par  Ab Joseph KINDA
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JPEG - 7.3 ko Chers Fils et Filles de l’Eglise Famille de Dieu à Koupéla Et vous tous amis, proches, sympathisants et connaissances venus vous associer à notre joie, je vous dis à tous, Bonne fête !!!

Si je vous demandais qu’est-ce que nous sommes venus faire ici, ce soir, vous me répondriez que vous êtes venus pour prier, parce que c’est la veillée pascale. Et vous auriez raison ; d’ailleurs, rappelez-vous, la monition introductive à notre présente célébration nous disait ceci : « Frères bien-aimés, en cette nuit très sainte où notre Seigneur Jésus Christ est passé de la mort à la vie, l’Eglise invite tous ses enfants disséminés de par le monde à se réunir pour veiller et prier ». Notre prière consistera principalement à célébrer avec foi les sacrements de l’initiation chrétienne et à veiller. D’abord veiller en écoutant Dieu s’entretenir avec nous dans sa parole qui nous éclairera et nous guidera tout au long de notre parcours. C’est ce que nous avons déjà fait. Mais non sans avoir laissé luire d’abord dans cette nuit noire la joyeuse lumière du Christ qui transformera nos ténèbres en lumière éclatante pour notre monde aveugle et engourdi. C’est le rite très parlant du feu nouveau et du Cierge pascal qui nous a introduits à ce mystère.

C’est alors que l’Eglise, l’épouse, irradiée de mille feux, laisse éclater sa joie par l’annonce solennelle de la résurrection du Seigneur, mystère central de notre foi, source de notre Vie et de notre joie. L’Epoux est là, fini le jeune et qu’éclatent la vie et la joie de l’Epoux ! C’est alors, que jaillit de la poitrine gonflée de vie de l’Eglise cette exclamation paradoxale : Heureuse faute qui nous valut un tel REDEMPTEUR !!! Si les lectures nous ont conduit à travers les dédales et les balbutiements de ce monde de péché et de ténèbres en repartant de la genèse, c’est à dire du commencement de tout, c’est qu’il s’agit effectivement d’un COMMENCEMENT, il s’agit du début, de la genèse d’un nouveau monde où les ténèbres sont vaincues où le péché est effacé, pardonné, où la mort est vaincue et où la vie a enfin le dessus et où l’homme libéré peut enfin crier VICTOIRE ! avec le CHRIST RESSUSCITÉ.

Cette victoire est annoncée par les longues et suggestives lectures de la veillée ; elles nous relataient les péripéties de cette aventure tumultueuse de l’amitié du peuple d’Israël avec son Dieu. Maintenant, cette amitié est acquise pour tous ceux qui partagent la même foi d’Abraham et deviennent ses fils. C’est de cette manière que tous les hommes peuvent ainsi accéder à la dignité de Fils et Filles de Dieu en participant à la mort et à la résurrection du Fils de Dieu. Nous sommes maintenant « fils » et nous participons désormais au même héritage. C’est ce que nous allons célébrer maintenant dans les sacrements du baptême, de la confirmation et en participant au même « pain donné pour la vie du monde », l’Eucharistie. Avez-vous conscience que c’est à un événement semblable aux apparitions du ressuscité que nous sommes confrontés chaque fois qu’il nous rencontre dans la sainte communion ? Elles ont été, elles, prises d’effroi et tremblantes par son absence du tombeau qui leur laissait pressentir sa présence ailleurs. L’étrange jeune homme, présent au tombeau avait bien compris et il a tenté en vain de les rassurer : N ayez pas peur ! Il est vivant. Il vous précède en Galilée.

Pâques, malgré cette atmosphère de deuil imposée par ces trois jours où désormais le ‘Fils de l’homme’ n’est plus et où la mort paraît avoir triomphé, Pâques est fondamentalement la fête de la vie. La vie qui ne finit plus. La vie qui nous fait échapper à la seconde mort, la fatale, qui irrémédiablement nous sépare de Dieu, le Maître de la vie. D’où vient alors que nous ressentons comme un goût d’inachevé, dans notre vie de chaque jour. Comme les femmes, au matin de Pâques au tombeau, nous avons peur. Peur de la vie, peur de l’avenir, peur de la mort. Nous n’avons pas encore quitté nos tombeaux et nos vallées pleines d’ossements. Nous marchons comme si nous étions vivants alors que nous sommes morts, des morts vivants ; notre vie a le goût de la mort, touchée par la finitude et nous donnons la mort à tout ce que nous touchons, marqués que nous sommes par la précarité.

Notre monde est un monde qui sème la mort parce qu’elle ne connaît pas autre chose. Il a chassé et évacué Dieu de ses horizons. Sans le souffle de l’Esprit créateur qui redonne vie à nos ossements, notre vie n’est que mort et nous ne connaîtrons jamais les vraies joies. L’homme sans vie et sans joie ne peut que semer la désolation ; il ne peut donner que ce qu’il a et ce ne sont pas les joies frelatées qui peuvent satisfaire notre cœur d’homme créé pour des horizons infinis.

Sachant que le mariage et la famille sont parmi les biens les plus précieux pour l’humanité, les participants à nos assises pastorales ont formulé le vœu d’un engagement pastoral renouvelé dans ce domaine. Nous avons stigmatisé la démission des parents qui s’avouent vite dépassés et baissent les bras devant leur rôle irremplaçable dans l’éducation de leurs enfants. Il y a la pauvreté endémique qu’il faut combattre par tous les moyens pour pouvoir éduquer et élever décemment nos enfants. Quelquefois, il y a le simple fait que l’homme accapare à lui seul les revenus de la famille qu’il dilapide à sa guise…Mettons fin à tous ces maux. Cela doit être le signe d’une famille ressuscitée. Nous voulons aussi qu’on mette l’accent sur la paternité et la maternité responsables pour un espacement convenable des naissances au grand bénéfice de toute la famille. C’est là une œuvre d’éducation de longue haleine. Il ne faut pas donner raison aux marchands de mort qui prônent en fait une parenté sans vraie responsabilité et sans engagement responsable de soi-même. Toutes les pratiques et les coutumes aliénantes qui privent la femme et la jeune fille de leurs droits et du respect qui leur est dû. Nous avions cité entre autres, le « tidre » ou le « leto », (échange de femmes), le « rikre » ou le Pug-kuuni »(mariage forcé) …toutes des coutumes antiévangéliques qui fragilisent et sapent les fondements de la famille chrétienne. Sans un combat sans pitié contre ces coutumes, pas de résurrection de la famille chrétienne.

Contre le crime abominable de l’avortement, l’Eglise n’aura de cesse de le dénoncer à cor et à cri. Et pourtant, certains parents chrétiens ne cessent d’y recourir ou de l’encourager pour garder un dehors de respectabilité. Et que dire de ces familles qui excluent sans ménagement de jeunes à peine sorties de l’adolescence parce qu’elles se sont retrouvées enceintes, les laissant ainsi dans ressources et sans aide et les poussant à se débarrasser de l’intrus encombrant. Sont-ce là la marque d’une famille ressuscitée qui vit ses responsabilités devant le Seigneur ? Nous devons continuer de méditer les maux stigmatisés lors de nos assises pastorales pour demander lumière et force. Nous devons laisser l’Esprit du Ressuscité envahir tous les recoins de notre âme et toutes nos coutumes pour faire de nous des ressuscités à la suite du Christ.

Je ne peux conclure cette méditation ce soir sans vous rappeler ce devoir d’assistance qui nous incombe à tous en ce temps de trouble et de détresse chez nos voisins et frères du Mali. Des réfugiés son déjà parmi nous. Sachons ouvrir les portes de nos cœurs pour venir au secours de ceux qui viendraient à frapper à notre porte. Nous ferons preuve de solidarité à leur endroit et à l’endroit de ceux de nos frères burkinabè qui vivent les affres de la disette et de la famille.

Si nous voulons que l’exhortation de l’ange au tombeau : N’ayez pas peur ! soit vraiment rassurante, mettons nous résolument à la recherche du Ressuscité. Il nous devancera toujours en Galilée, aux lieux de nos combats quotidiens. C’est là qu’il nous attend ; c’est là qu’il nous faudra transformer ce monde vieilli par le péché en monde de lumière, solidaire et accueillant, fraternel et aimant. Christ est ressuscité !!! Il est vraiment ressuscité !!!

SR.

Koupéla


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Finale karaoké 2010 des enfants

mardi 7 septembre 2010

La radio Ave Maria à Ouagadougou va avoir la finale du karaoké qu’elle a organisé pour les enfants ces vacances-ci. La dite finale aura lieu à Reem-Doogo sis à Gounghin, le dimanche 12 septembre à 15 heures. A cette occasion plusieurs artistes ont été invités. Rappelons que la marraine de l’événement est Toussy, la coqueluche de la musique moderne religieuse catholique dans notre Eglise Famille.