Point de la première journée.
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Pour cette première journée de la 27è Assemblée sacerdotale, le top départ a été donné avec l’intervention du protocole, en la personne de M l’abbé Innocent KIENOU, qui a d’abord adressé salutations et souhait de la bienvenue à tout le monde, et ensuite annoncé l’ordre des interventions pour l’ouverture officielle de l’Assemblée.
C’est selon cet ordre que M l’abbé Désiré DABIRE, recteur du grand séminaire Saint Jean qui abrite la présente assemblée, a pris le micro pour saluer la présence de tous les participants venus nombreux pour vivre cet heureux rendez-vous de fraternité, en compagnie du Ressuscité qui nous y a devancés. Cette assemblée est pour nous l’occasion de tracer encore une fois les sillons d’un profond témoignage, d’un témoignage saint du clergé appelé à faire resplendir aux yeux du monde la grandeur de l’idéal sacerdotal. En effet, le monde actuel, en raison des défis nombreux et complexes, a besoin de la réponse de notre vie et de notre témoignage sacerdotal comme clergé africain. Notre témoignage peut toucher les cœurs. C’est après lui que le délégué de la Fraternité, M l’abbé André TOE a lui aussi souhaité la bienvenue et dit sa reconnaissance à tous. Chacun pour sa part, en effet, a mis du sien pour la réussite de cette assemblée. Il a ensuite fait une présentation des délégations par diocèse. Il n’y a pas de meilleure expression de la communion fraternelle que la rencontre physique, dit-il. Prenons conscience des défis du monde actuel, et envisageons les moyens adéquats. Car, le contexte social, politique et religieux que nous vivons draine des interpellations assez graves et nombreuses pour les pasteurs que nous sommes. C’est cela qui a guidé au choix du thème que tous, nous connaissons.
Mgr Philippe OUEDRAOGO, archevêque de Ouagadougou, prenant la parole, a dit ses sentiments de grande joie de nous saluer et de nous souhaiter la bienvenue. Les prêtres sont tous intimement liés entre eux par la fraternité sacramentelle. Nous exerçons un ministère sacerdotal unique. La fraternité sacerdotale est un don de Dieu et une nécessité. Et si elle n’existait pas, il faudrait la créer. Car, en ce monde de communication et de réseaux sociaux divers, la fraternité sacerdotale vécue dans un esprit de partage de vie et d’expérience est d’actualité, et indéniablement nécessaire. D’ailleurs, le monde a besoin de prêtres qui s’aiment. Il compte sur le ministère du prêtre, et davantage sur son témoignage de vie de sainteté comme un repère qui oriente vers la recherche des valeurs. Alors, vivons cette assemblée dans une communion affective et effective entre prêtres en vue d’une plus grande fécondité de vie personnelle et de mission apostolique, a-t-il lancé en terminant son allocution.
Il n’y avait pas que des prêtres à cette cérémonie d’ouverture. C’est ainsi que Mme CONFE Bernadette, Présidente du Conseil National des Laïcs, a eu droit à la parole. Dans son intervention, Mme CONFE, après avoir adressé salutations aussi et souhait de bonne arrivée, a exprimé au nom de tous les laïcs, leur engagement à avoir pour leurs pasteurs, communion et solidarité, réconfort et encouragement. En effet, le thème retenu pour la présente assemblée traduit bien les turbulences de critiques destructives, de contestations, de récriminations et de révoltes, malheureusement des laïcs eux-mêmes. C’est ce tableau qui conduit nos chers laïcs à voir dans cette assemblée ; une occasion d’un examen de conscience, afin de soutenir les prêtres, à leur assurer leurs ferventes prières, et à se mettre sur le chemin de la conversion. Mme CONFE a pris congé de nous en nous annonçant la disponibilité des résultats du Congrès National des Fidèles Laïcs du Burkina tenu le 13 novembre 2011 à Ouagadougou.
La fatigue avait commencé à gagner beaucoup de participants lorsque l’abbé Ferdinand HIEN avec un chant qui les a réveillés, et nous a surtout rappelé que tous, nous sommes amis du Christ, et si nous voulons bien lui rendre la réciproque, nous devons faire ce que le Christ lui-même nous recommande.
En prenant la parole à son tour, Mgr Raphaël DABIRE, Président de la Commission Episcopale pour le Clergé nous a aussi adressé ses salutations et son souhait de bienvenue. Cette assemblée, située en cette deuxième semaine de Pâques, nous a fait remarquer Mgr Raphaël, fait penser à ces différents lieux où Jésus a retrouvé ses disciples réunis plus ou au moins au complet, pour les réconforter, les réjouir, leur ouvrir l’esprit et le cœur à la compréhension des Ecritures aux temps maintenant accomplis. Mgr Raphaël a formulé le souhait de voir cette assemblée générale s’apparenter au Mont Tabor qui n’a pas été sans lien étroit avec la personne du Crucifié-Ressuscité, Glorifié et Rayonnant, dont se dégageait le bonheur de construire trois tentes. Pour terminer, Mgr Raphaël a fait une analyse terminologique du thème général. Ce qui nous l’a conduit à la question du comment demeurer prêtre dans le monde sans être du monde. En tout cas, le "défi-synthèse" à relever est celui de la sainteté sacerdotale. A ce moment, ce fut le tour de Mgr Vito RALLO, Nonce apostolique, de prendre la parole. Il commença par nous faire entendre ses salutations et souhait de bonne arrivée à tous.
Nous sommes une ressource et un trésor pour l’Eglise du Burkina et du Niger, a-t-il reconnu. Cette Eglise, poursuivit-il, est confrontée à des bouleversements socioculturels engendrant des situations inédites et interpellant vivement notre conscience et notre responsabilité de pasteurs. Ce fut ici le moment pour le Nonce, de rappeler que, aujourd’hui, l’Eglise a besoin de témoins crédibles, des témoins dont la vie est le reflet et l’expression de leur enracinement total dans le Christ. Car, avant même d’être une réponse aux défis de notre temps, l’enracinement dans le Christ et la conversion à Lui constituent les exigences de base de notre vie. Le secret d’une vie sacerdotale réussie est donc l’intime union avec le Christ. Il nous faut donc revenir sans cesse à la source d’une spiritualité toute centrée sur le Christ. L’intervention du Nonce a été suivie d’une photo de famille puis d’une grande pause.
La cérémonie d’ouverture est finie. C’est alors que nous avons abordé le premier panel autour du sous-thème : "Le visage et les attentes du monde d’aujourd’hui : quelles interpellations pour le prêtre diocésain ?" La première intervention est revenue à Monsieur Martial BASSOLE, qui a commencé à nous faire remarquer avec Martin Luther King la nécessité de vivre en frères ; « si nous n’apprenons pas à vivre en frères, nous allons mourir ensemble comme des idiots ». Mais vivre en frères implique l’appropriation de certains principes.de justice et de paix. Il y a un lien fort entre les deux notions. Pour y parvenir, il faut s’assurer de trois choses : d’abord la sécurité dans ses composantes économique, alimentaire, sanitaire, environnementale, personnelle, communautaire, politique, ensuite le développement. Par dessus tout, si les droits de l’homme ne sont observés, rien de cela n’est possible. Au niveau du Burkina Faso nous assistons à une situation d’un Etat de droit au sens formel. Et en faisant le tour des différents droits, M BASSOLE nous a fait remarquer que le bout du tunnel est encore loin d’être atteint. Le Burkina Faso, reste un Etat fragile. Il a terminé son propos en s’interrogeant sur le type d’alternance qu’il nous faut, car justice et paix demeurent des défis majeurs pour notre société d’aujourd’hui.
La conférence de monsieur l’abbé Bernard YANOGO qui s’en est suivie, a été articulée en deux grands points. En effet, après avoir décrit le visage et les attentes du monde d’aujourd’hui, il s’est attardé sur les différentes interpellations adressées au prêtre. Le visage douloureux et contrasté que le monde présente de nos jours, le fait espérer une vie de fraternité sans frontières, un respect de la dignité humaine à travers le respect des droits de la femme, et une contribution au développement économique et social. Quant aux interpellations adressées aux prêtres, il s’agit pour eux de penser leur vie sacerdotale à partir de l’appel reçu, d’être des des hommes missionnaires, disciples, guides et enfin d’être des hommes réconciliés afin de former les fidèles à cette vertu.
Il était midi. Quelques questions de fond et de compréhension furent autorisées. Et ce n’est qu’après les réponses apportées par les conférenciers, que nous avons mis fin aux travaux de la matinée avec le Regina Caeli, avant de passer au repas suivi du repos. A 15h, nous nous sommes retrouvés encore dans cette grande salle pour la suite des travaux. Le programme voulait que nous fassions le tour des différentes fraternités sacerdotales diocésaines pour en avoir un bref écho. Ce qui fut fait. Une petite pause intervint, et à la reprise, nous avons écouté M Philippe COMPAORE et M l’abbé Joanny KOUAMA qui nous ont entretenus autour de "L’auto-prise en charge du prêtre diocésain : Vie, Ministère, Santé, Vieillesse".
A ce sujet, c’est d’abord M Philippe COMPAORE qui a pris la parole. Son intervention s’est articulée sur deux grands points. A savoir une étude de diagnostic dans un premier temps, qui nous a donné l’objectif de l’étude et la méthodologie d’approche, et dans un deuxième temps, les résultats de ce diagnostic. Il s’est agi pour lui, ici de nous faire part de l’historique de l’action sociale de l’Eglise, de l’enseignement du vécu ancien et récent, avant de partager les orientations d’actions d’auto-prise en charge. Quand le deuxième intervenant, M l’abbé Joanny, a pris la parole, il nous a fait parcourir l’idée de l’auto prise en charge de façon, avant de nous faire découvrir la réalité dans nos différents diocèses et de l’appliquer au prêtre diocésain. En tout cas, il est clair que la fraternité sacerdotale doit agir et promouvoir le plan d’action de l’auto prise en charge dans nos différents diocèses, paroisses et institutions. Les questions qui s’en sont suivies ont traduit l’intérêt des uns et des autres sur le sujet et ont permis à nos conférenciers d’être plus explicites. A 18h20, nous nous sommes rendus à la chapelle pour l’Eucharistie qui a été présidée par Mgr Raphaël Kusiele DABIRE, et qui a été immédiatement suivi du souper. Ainsi prenait fin cette première journée de la présente Assemblée, dont les activités spirituelles ont été assurées par le diocèse de Koudougou.
Abbé Kusiele SOMDA Aâbètèrfa Séverin

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