Premier Forum des leaders pour la paix : le message de Mgr Anselme Titiama SANON
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Le 1er forum des leaders pour la paix au Burkina Faso s’est tenu du 11 au 13 octobre 2005 à l’Hôtel de ville de Ouagadougou. Cette rencontre inédite a été placée sous le haut patronage de son Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président de l’Assemblée Nationale et sous le patronage de Mme Amina Moussou Ouédraogo, Médiateur du Faso.
Elle a été également placée sous le co-parrainage de Mgr Philippe OUEDRAOGO, Président de la Conférence Episcopale Burkina- Niger, du El Hadj Oumarou KANAZOE, Président de la Communauté Musulmane du Burkina Faso, du Pasteur Freeman COMPAORE, Président de la Fédération des Eglises et Missions Evangéliques et de sa Majesté le Mogho Naaba Baongho, Président du Conseil Supérieur des Chefs Coutumiers et traditionnels du Burkina Faso.
Ce forum a réuni 115 participants issus du monde politique, de la chefferie coutumière, des communautés religieuses du Burkina Faso, des organisations de la société civile, des Ministères et Institutions.
Après la séance inaugurale, les participants ont suivi avec beaucoup d’intérêt une communication de Mgr Anselme T. SANON sur les mécanismes traditionnels pour faire la paix.
Puisant dans les sources de nos traditions, Mgr Anselme T. SANON a énuméré tous les mécanismes pour faire la paix. Il a insisté sur la relation de parenté à plaisanterie entre groupes sociaux qu’il définit comme un jeu de relations pacifiées. A ses yeux, ce type de mécanisme est à la fois une démarche culturelle et un droit fondamental de parler à l’autre.
Selon lui, la paix est un bien commun, la violence un mal collectif et l’intolérance d’une aberration sociale. Il a illustré ses propos à l’aide de symboles, d’anecdotes, d’exemples vivants portant sur la pratique de la médiation, de la réconciliation, de la justice, du règlement des litiges fonciers.
Enfin il a terminé sa communication sur l’évolution du système social avec la disparition progressive des frontières naturelles entre les ethnies, la mobilité des masses urbaines, l’adhésion à des religions et cultes non typiquement ethniques. Pour lui, chacun de nous doit avoir une part de responsabilité dans le maintien de la paix, à condition de ne pas se prendre pour le tout ou pour l’absolu.
Les débats qui ont suivi son exposé ont permis aux participants de souligner l’importance des valeurs morales et spirituelles dans la société, la nécessité de recourir à des personnalités indépendantes et impartiales, de promouvoir le respect mutuel des communautés, de tenir compte des atouts et limites de la parenté à plaisanterie.
Abbé Lambert Konaté
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