Concepts de développement et conception chrétienne du développement
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Pour vivre en enfants de Dieu, soucieux et solidaires les uns des autres, croyez-vous au développement ? Oui nous croyons mais… pourrait être la réponse des participants aux travaux du colloque national sur l’Eglise catholique et le développement, à la suite de la communication de monsieur l’abbé Jacques SIDIBE.
Après avoir scruté les multiples concepts de développement existants, l’abbé Jacques SIDIBE relève que la théologie catholique prône toujours l’interdisciplinarité dans l’approche de la vérité. Elle est une science habituée à recevoir des autres sciences. Elle les oriente toujours à trouver leur lien avec la révélation. C’est pourquoi dans le domaine précis du développement, déclare le conférencier « l’Eglise se donne le devoir de conduire les hommes à honorer leur rôle d’êtres humains tendus vers Dieu pour leur réalisation ». Une vision du développement qui opère un dépassement par rapport aux définitions usuelles et ordinairement véhiculées.
Certes, vu par l’Eglise, il y a une évolution de la compréhension du développement. Cela s’observe aisément. De l’acceptation trop ouverte et vague du développement synonyme de « stade par lequel l’homme passe vers son accomplissement » au sens précis et circonscrit d’un développement qualifié de durable ou autre, l’évolution est perceptible mais cette dynamique culmine dans la vision du développement où l’homme en action sait qu’il le fait en collaboration avec son Créateur et pour sa seule réalisation en Lui.
On ne parlera de développement alors, que seulement là où l’homme est mis au centre. Ce type de développement est à l’opposé de pseudo-développements en réalité viciés par des anthropologies erronées qui les défendent et les sous-tendent. Il ne faut pas confondre modernisation et développement martèlera sans cesse le conférencier.
Toute l’écriture révèle un Dieu toujours en train d’intervenir en faveur de l’épanouissement de l’homme dans la totalité de son être. Le développement ne sera-t-il pas de voir Dieu et de lui ressembler davantage ? Un tel projet suppose de l’homme qu’il prenne sa responsabilité et agisse librement.
Prendre ses responsabilités pour dire par exemple « non » aux choix de développement imposés plus soucieux du corps de l’homme que de son âme. L’engagement de l’Eglise pour un développement intégral de l’homme n’est pas une option. Il est constitutif de son être, appelée qu’elle est, à rendre actuels les gestes de son Maître qui prenaient en compte les besoins des âmes et des corps de ceux qui l’approchaient. Le développement est une vocation.
Jokinda
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